Interview de Florent Francoeur, PDG de l’Ordre des CRHA, Québec


« Les DRH doivent être à l’affût des transformations du travail »

Avec 11 000 membres, l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA) est devenu une référence au Canada mais aussi sur le plan mondial. Lors du congrès international francophone des RH des 25 et 26 juin prochains au Cnit La Défense, son PDG Florent Francoeur, Fellow CRHA, co-animera un atelier sur la reconnaissance au travail.

Propos recueillis par Sylvie Aghabachian

 

Le congrès international francophone des RH des 25 et 26 juin prochains sera dédié au monde du travail en transformation. Qu’est-ce que ce thème évoque pour vous ?

La thématique est tout à fait dans l’air du temps. Nous sommes dans un monde où tout va très vite et où s’adapter aux changements doit désormais faire partie intégrante des manières de faire des entreprises.

Pour vous donner un exemple simple, il y a un peu plus de 15 ans nous ne parlions pas de tablette ou de iPhone dans nos milieux de travail. Aujourd’hui, ces appareils y sont largement utilisés. L’évolution très rapide sur le plan technologique associée à une transformation de l’économie, passant d’une économie manufacturière à une économie du savoir, sont des éléments qui font pression sur le monde du travail et qui le pousse à évoluer et à se transformer.

Les professionnels de la gestion des ressources humaines doivent être à l’affût de ces transformations et user de leur expertise en termes de rôle conseil et de vision stratégique afin de permettre aux entreprises de saisir les opportunités découlant de cette évolution.


Le CRHA est partenaire de ce Congrès. Quel  est l’enjeu de ce partenariat franco-québécois dans l’univers des ressources humaines ?

En mettant en place le congrès international francophone des ressources humaines il y a quelques années, notre objectif était de créer un événement où les professionnels de la gestion des ressources humaines des quatre coins de la francophonie se rassemblent afin d’échanger et apprendre les uns des autres. Bien que l’ANDRH fût impliqué à titre de partenaire institutionnel, ce congrès s’était toujours tenu à Montréal. Il était naturel pour nous de passer le flambeau à l’ANDRH en 2015 tout en demeurant partenaire institutionnel de l’évènement.

 

Vous allez animer avec Christophe Laval un atelier sur la reconnaissance au travail. Que font les entreprises sur ce sujet au Québec ?

Les entreprises du Québec sont en général très créatives en matière de pratiques de reconnaissance. Je crois que leur grande force peut être attribuée à deux éléments. Tout d’abord, les entreprises favorisent la reconnaissance non hiérarchique. C’est-à-dire qu’il n’est pas rare que des collègues de travail de l’équipe directe ou d’une autre équipe soulignent le travail d’un employé. L’autre élément est la simplicité parfois désarmante des mesures qu’elles mettent en place. Ce n’est pas nécessaire de proposer une grande soirée de la reconnaissance aux employés ou de prévoir une enveloppe budgétaire importante pour offrir des primes : des gestes simples et peu coûteux peuvent faire toute la différence.

 

Avez-vous un exemple concret ?

Voici un exemple qui illustre bien ces deux éléments. Une entreprise a décidé de mettre en place un trophée de la reconnaissance. Le trophée est remis tous les mois par les employés à un employé qui a fait un bon coup ou qui se démarque. Cette pratique a créé une véritable synergie au sein de l’entreprise et assuré un moment de reconnaissance sincère sur une base mensuelle.


Mieux-être et Performance au Travail - Christophe Laval co-animateur de l’atelier sur la reconnaissance au travail lors du Congrès international RH francophone


 


Portrait - Pour en savoir plus sur Florent Francoeur, Fellow CRHA.


 


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