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Remerciements à tous !

Nous tenons à vous remercier pour votre participation au 11e congrès de la SFT
qui a remporté un véritable succès avec plus de 400 congressistes
et pour nos échanges nombreux et passionnants !


Le mot de la Présidente de la SFT


Les défis de la tabacologie francophone

Chers Amis de la Société Francophone de Tabacologie,

Le congrès 2017 de la SFT s’intitule « Les défis de la tabacologie francophone ». Défis, il y a en effet, de nature différente selon les pays où l’on s’exprime dans notre belle langue. Notre collègue belge, le Pr Laurence Galanti, est cette année notre présidente du comité scientifique.

En ce qui concerne la santé publique, notre pays a vécu son premier « Mois sans tabac » en novembre 2016 (quand la Belgique programme en 2017 un futur « mois sans alcool ! », la prévalence des fumeurs quotidiens y est en effet de dix points moins élevée qu’en France). Beaucoup d’entre nous ont été mobilisés par « Mois sans tabac » et nous attendons la nouvelle édition avec enthousiasme. Le changement de ton de la communication vis-à-vis des tentatives d’arrêt du tabac, sans culpabilisation des fumeurs, devrait porter ses fruits à moyen terme. Toutefois, le coaching en ligne de Tabac Info Service promu dans les medias a plus souvent été utilisé dans les régions et départements à niveau socio-économique élevé que dans les territoires moins favorisés. Les données de prévalence tabagique du Baromètre 2017 nous informeront des tendances de la prévalence tabagique suite au défi collectif lancé par Santé Publique France et les autorités de santé.

En effet, la question essentielle reste toujours : qui arrête de fumer et comment ?

Les sessions "Maladies cardio-vasculaires", "Co-addictions", "Populations vulnérables", "Réduction des risques" et "Sages-femmes" nous apporteront de nouvelles connaissances pour notre pratique. Nous aurons aussi le plaisir d'accueillir comme chaque année la session des infirmiers en tabacologie (AFIT) car nous connaissons leur investissement quotidien auprès des fumeurs.

Grâce à nos collègues francophones, nous pourrons aborder la question de la variabilité des pratiques en fonction des pays. L'enseignement de la tabacologie y est différemment organisé, ainsi que l'investissement dans la recherche.

La session consacrée à l'enseignement de la tabacologie nous permettra de montrer combien un message fort des Ministères chargés de la santé et de l'enseignement supérieur serait souhaitable en France afin de pouvoir former correctement les professionnels de santé et les futurs chercheurs dans ce domaine, tant les besoins sont importants.

Le paysage du sevrage tabagique est bousculé par les articles traitant de la cigarette électronique. Celle-ci est devenue de plus en plus sophistiquée, tant en rapidité d’absorption des aérosols des liquides nicotiniques que dans ses aspects marketing. Nous allons lui consacrer deux sessions :

- l’une dédiée à la réglementation sur la cigarette électronique dans les pays francophones, car la Suisse par exemple n’autorise pas la vente de liquides contenant de la nicotine sur son territoire quand la France travaille à l’adaptation de la réglementation européenne dans le cadre d’un groupe de travail à l’initiative de la Direction Générale de la Santé.

- L’autre dédiée à la technique pour mieux connaître l’évolution des matériels utilisés, ses conséquences en termes de cinétique de la nicotine dans l’organisme ainsi, que les données disponibles sur les e-liquides.

Bien entendu, nous aurons la possibilité d’actualiser nos connaissances sur les données d’efficacité publiées.

Les différents pays tentent de réduire la consommation de tabac de leur population par des mesures générales (augmentation des prix de tous les produits du tabac fumé, interdiction de fumer dans les lieux publics, interdiction de vente du tabac aux mineurs…), ainsi que des mesures individuelles, l'aide au sevrage tabagique. Celle-ci est indispensable pour réduire la morbidité et la mortalité liées au tabagisme pour les années à venir. Dans un éditorial intitulé "Vendre l'arrêt du tabac" publié par Mickael Cummings et Matthew Carpenter dans le Lancet en février 2017, les auteurs soulignent une nouvelle fois l'insuffisance de recours aux consultations de tabacologie malgré leur efficacité en prenant pour exemple les Stop smoking services britanniques (http://thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(17)30125-3/fulltext). Le message d'investissement en tabacologie doit enfin être entendu par les pouvoirs publics, les agences sanitaires et les financeurs tant pour les remboursements des traitements pharmacologiques que pour la couverture financière des prises en charge des tabacologues formés, comme en Belgique.  

Bien d'autres sessions figurent au programme que vous trouverez sur notre site ! Nous comptons sur vous tous pour présenter vos travaux lors des communications libres orales ou posters.

Je vous souhaite, au nom du conseil d'administration de la SFT, un excellent congrès.

Dr Anne-Laurence LE FAOU

Mot de la Présidente du Comité scientifique du Congrès 2017



C’était hier…

« Désolé madame, il n’y a plus de siège disponible en zone non fumeur ». Par cette petite phrase, l’hôtesse vous annonçait que le vol dans lequel vous alliez embarquer se déroulerait dans une atmosphère confinée et enfumée dès l’extinction du signal lumineux. Inutile d’insister, fumer (activement ou passivement) était alors indissociable du voyage en avion. Tolérer la fumée de cigarette de son voisin était une manifestation élémentaire de courtoisie ; vouloir respirer un air propre pendant les 8 heures d’un vol transatlantique relevait tout simplement du caprice. D’ailleurs, à cette époque, fumer était « normal » : les hommes commençaient à fumer pour affirmer leur virilité ; les femmes pour afficher leur émancipation ; tous continuaient un fois devenus dépendants. On fumait au bureau, dans les écoles, sur les plateaux de télévision, dans tous les lieux publics et, bien sûr, dans les hôpitaux. Qui n’a pas eu connaissance d’un professeur de pneumologie enseignant la lecture des radiographies du thorax en fumant une cigarette, un psychiatre tendant une cigarette à son patient pour établir la communication, le cardiologue proposant de limiter la consommation de tabac à ses patients fumeurs en post-infarctus, un gynécologue déconseillant à la future maman fumeuse d’arrêter de fumer pour éviter le stress…

On ne peut que se réjouir de la prise de conscience qui a conduit au recul du tabac dans notre environnement quotidien. Cela aura nécessité d’accumuler des évidences cliniques, expérimentales et épidémiologiques démontrant les mécanismes pathogènes liés à l’exposition au tabac. Ces études ont été décisives pour convaincre les autorités à prendre les mesures destinées à protéger les populations face aux puissants lobbies du tabac qui feignaient de tout ignorer. Différentes mesures, reprises notamment dans la Convention-cadre de l’OMS, ont ainsi permis de « débanaliser » la consommation de tabac grâce aux interdictions de la publicité, aux limitations du fumage, à la hausse des prix, aux mesures de protection des non-fumeurs, mais aussi à la conscientisation des professionnels de santé et leur implication dans la prévention du tabagisme et la prise en charge des fumeurs.

Et demain…

Malgré cette évolution favorable, la prévalence du tabagisme reste élevée dans nos populations, en particulier dans les populations défavorisées et des pays en voie de développement. La lutte contre le tabac constitue donc toujours un enjeu majeur de santé publique. Cependant, le contexte budgétaire actuellement difficile pousse nos autorités à réaliser des économies impliquant des choix, notamment dans le secteur de la santé.

Les défis restent nombreux : la connaissance des mécanismes d’addiction au tabac reste incomplète ; la cigarette électronique ouvre des perspectives d’aide au sevrage, mais suscite de nouvelles interrogations ; les mécanismes de l’athérogenèse accélérée chez le fumeur ne sont pas entièrement élucidés ; les relations entre tabagisme et consommation d’autres substances addictives restent encore à investiguer ; la formation des professionnels de santé reste à étendre et à améliorer

Tous ces domaines de recherche contribuent à faire de la tabacologie une discipline passionnante à laquelle nous devons être fiers de contribuer.

Ce congrès 2017 met l’accent sur quelques-uns de ces défis en développant les actions de santé publique, les effets particuliers et peu connus du tabagisme sur la santé, la consommation conjointe d’autres substances addictives, ainsi que la formation en tabacologie des professionnels de santé en fonction des spécificités nationales. Un espace spécifique est laissé à la problématique de la cigarette électronique, en particulier sur sa place en tabacologie et ses aspects techniques et réglementaires.

Ce congrès offre ainsi l’opportunité aux professionnels de santé de divers horizons et nationalités de se rencontrer et de partager leur pratique afin d’œuvrer ensemble pour améliorer leur efficacité.

Honorée de porter la présidence du comité scientifique de ce congrès, j’espère qu’il répondra à vos attentes et vous souhaite un congrès convivial et enrichissant.

Pr Laurence GALANTI

Comité scientifique et d’organisation (CSO)
Marion ADLER
Ivan BERLIN
Catherine CHARPENTIER
Carole CLAIR-WILLI
Alice DESCHENAU
Laurence GALANTI
Anne-Laurence LE FAOU
Marie MALECOT
Gérard PEIFFER
Anne STOEBNER
Daniel THOMAS
Nathalie WIRTH

Sous le haut patronage du Ministère des Solidarités et de la Santé

&
de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives

Sous le parrainage de
Santé Publique France





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